Déclaration des élus CGT – CSEC AGSH du 11 juin 2026.
La CGT souhaite exprimer sa plus vive inquiétude concernant le projet OneTech India.
L’analyse du dossier, confirmée par le rapport d’expertise, met en évidence une réalité que nous ne pouvons pas ignorer : ce projet s’apparente, dans ses effets, à une délocalisation progressive des activités et des emplois liés à OneTech.
Le développement annoncé en Inde, avec des recrutements significatifs et transverses à l’ensemble des métiers, s’accompagne d’une absence de perspective claire pour l’emploi en France.
Dans ces conditions, il ne s’agit pas d’un simple complément d’organisation, mais bien d’une orientation consistant à transférer la croissance des activités vers l’Inde.
Ce choix intervient alors même que le groupe dispose de résultats solides et de capacités d’investissement importantes. Il apparaît donc principalement motivé par une logique de réduction des coûts.
Cette trajectoire soulève des interrogations majeures sur l’avenir des emplois, la pérennité des compétences en France et le fonctionnement des collectifs de travail, dans un contexte déjà marqué par de trop nombreuses délocalisations.
Au regard de ces éléments, la CGT considère que ce projet s’inscrit dans la continuité du démantèlement des activités de la Compagnie en France, comme cela a déjà été le cas avec les activités de TGITS en Roumanie et les métiers supports de la filiale Hutchinson au Maroc.
Les conséquences sociales et industrielles de cette stratégie sont très inquiétantes et n’augurent rien de bon.
Malgré des milliards de bénéfices, la Compagnie continue de chercher à réduire sa masse salariale, que ce soit au travers d’augmentations de salaires au rabais pour les salariés du groupe ou de délocalisations masquées.
La CGT considère que les transformations de la Compagnie ne peuvent se faire durablement au détriment de l’emploi, des salaires, des compétences et des collectifs de travail en France.