Notre dernier tract alarmant sur la situation du PERL et son devenir n’a provoqué aucune réaction de la Direction, dont la préoccupation essentielle semble être de faire coller les effectifs au budget tel qu’il est connu actuellement, sans aucune préoccupation de l’avenir, de la trajectoire qui se dessine pour le PERL. Pourtant, des signaux inquiétants, depuis, ont continué à être émis :
⇒Le chef du service STG a pris un poste au CSTJF. Son intérim est assuré par deux ingénieurs du service qui sont en mobilité
⇒Service PCA : La durée du renouvellement du contrat du laboratoire commun PICTE, annoncée initialement de 5 ans en accord avec les partenaires académiques, a été ramenée à 3 ans, +1, +1. Pourquoi cette échéance plus courte de 3 ans ?
⇒Budget non sécurisé pour l’intégralité des équipes du PERL et absence de vision budgétaire de la part de la Direction pour la suite.
On ne peut se satisfaire de déclarations « rassurantes », pour ne pas dire lénifiantes, du style « Pas de problème pour le PERL, qui fait partie du CSTJF », quand, par ailleurs, la Direction de la Recherche explique que « Les Techniciens du PERL doivent comprendre que leur avenir est peut-être au CSTJF », message relayé sans état d’âme par la Direction de la R&D Subsurface. Sur le terrain, la situation se dégrade régulièrement et les donneurs d’ordre ne montrent aucune proactivité pour répondre aux propositions du PERL, ou discuter de propositions de programmes alternatifs.
Certains financeurs internes détournent leur regard du PERL pour certains projets alors que le PERL possède des compétences de longue date et les infrastructures laboratoires nécessaires pour les opérer. Gaspillage d’argent, d’énergie, de compétences…et manque de respect des salariés concernés.
Devant cette absence de perspectives, les salariés ne peuvent qu’être tentés de candidater ailleurs. Et avec la pratique d’ajustement en continu des effectifs au budget, il est évident que, à relativement brève échéance, le PERL ne sera plus en mesure de répondre à des propositions de programme, si tant est qu’elles se présentent… La conclusion sera alors évidente. Les chercheurs du PERL ne peuvent rester passifs devant cette stratégie de lente et discrète asphyxie dont ils ne sont pas dupes.
Le PERL a une histoire spécifique du fait de sa localisation géographique dans le Bassin de Lacq, une tradition de mise à la disposition de toutes les branches du Groupe de son éventail de compétences, d’ouverture vers l’extérieur et d’excellence. La reconnaissance de ses travaux aussi bien en interne que par les instances académiques en est un exemple, parmi d’autres.
Les OS TotalEnergies AGSH sont unanimes pour ne pas être complices du démantèlement du PERL, de la destruction d’emplois dans le bassin de LACQ alors que lors de la présentation du Projet OneTech Saison 2, la Direction s’était engagée à pérenniser les effectifs du PERL et la charge de travail associée. Sans réponse claire de la Direction, nous ne resterons pas passifs, et aiderons les salariés par tous les moyens internes et externes à faire entendre leurs voix et leurs droits pour l’emploi et leur carrière.