Un 1er mai revendicatif aux balcons et sur internet pour préparer le jour d’après

Pandémie et état d’urgence sanitaire oblige, c’est un étrange 1er mai qui se prépare. Étrange et inédit parce qu’il n’aura pas les formes traditionnelles avec les centaines de manifestations et rassemblements dans tout l’Hexagone, mais aussi sur le reste de la planète qui célèbre la journée internationale des travailleurs. C’est sur les réseaux sociaux, aux balcons et fenêtres qu’en France, les organisations syndicales et le mouvement social appellent à revendiquer.

https://nvo.fr/un-1er-mai-revendicatif-aux-balcons-et-sur-internet-pour-preparer-le-jour-dapres/

https://www.cgt.fr/actualites/france/interprofessionnel/mobilisation/1er-mai-le-jour-dapres-je-veux-quoi

Inhabituel dans ses formes, ce 1er mai 2020 n’en sera pas moins revendicatif et aussi unitaire. Car les forces du mouvement social sont aujourd’hui tendues vers le jour d’après qui appellera des mesures sociales, économiques, environnementales d’urgence et de plus long terme. Des mesures appelées notamment par la pétition #PlusJamaisCa, signons #PourLeJourDapres lancée par des organisations syndicales, associations, ONG signée à ce jour par plus de 135 687  personnes.

Dans ce contexte qui interdit de défiler derrière des banderoles, plusieurs syndicats et organisations de jeunesse (CGT, FSU, Solidaires et les mouvements lycéens Fidl, MNL, UNL et étudiant Unef) ont appelé à la mobilisation le 1er mai lors de la journée internationale des travailleurs, sans cortèges en raison du confinement mais en arborant des pancartes depuis son balcon ou en inondant les réseaux sociaux de slogans revendicatifs.

« Même confinés, manifestons toutes et tous le 1er mai avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux, et donnons à cette journée une véritable force collective », proposent ces organisations qui  veulent, notamment, mettre en lumière les « oubliés » et les « invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie ».

« Ce sont d’abord l’ensemble des personnels de santé qui n’ont pas compté leurs heures, leur dévouement », mais aussi les salariés, « souvent des femmes, du commerce, de l’agroalimentaire, du paramédical, du social, du nettoiement », les agents des services publics, « et plus largement ceux et celles qui travaillent au service de la population », soulignent les organisations. « Les paroles de reconnaissance » du gouvernement « n’ont pas été suivies d’actes forts », estiment les signataires, qui réclament en particulier « de vraies revalorisations salariales du Smic et des salaires ».

« Le 1er Mai, soyons visibles, solidaires, déterminé. e. s. Nous ne paierons pas la crise générée par des choix politiques d’un système capitaliste mortifère » proclament les organisations cosignataires de l’appel « Plus que jamais le 1er mai ». « Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe ! »

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