Retraites : le gouvernement persiste et signe et pousse les ingés, cadres et techs vers la capitalisation.

Il confirme tous les reculs de sa réforme, et tente de démobiliser en faisant croire que seuls les jeunes seraient concernés.

  • C’est faux, car tout le monde sera perdant. Les générations les plus proches de la retraite subiront des mesures d’âge imposées par une “loi-cadre”.   Les générations nées avant 1975  ne seraient pas touchées par la réforme “à points”… mais subiraient l’âge d’équilibre fixé à 64 ans en 2027.
  • Les générations les plus jeunes subiront, elles, les reculs induits par le nouveau système : le maintien de leur niveau de vie ne sera plus garanti, au contraire.

Les ingés, cadres et techs seront particulièrement pénalisé·e·s. Pour tenter de maintenir leur niveau de vie, ils seront poussés vers la capitalisation, pour le plus grand bonheur des fonds d’épargne retraite et de Black Rock.

  • La prise en compte de toute la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public pénalisera toutes celles et ceux qui ont une carrière ascendante.
  • 10 % des cadres ne vont plus cotiser sur l’ensemble de leur salaire. Une perte majeure de droits pour les intéressé·e·s, condamné·e·s à jouer une partie de leur retraite sur les marchés financiers (en se constituant une épargne dont les assureurs ne garantissent même pas la restitution). Une perte surtout pour le système de retraite par répartition qui serait privé de cette part des cotisations, soit environ 3 milliards par an.
  • L’exclusion des mécanismes de solidarité. La compensation des périodes de chômage, maladie, maternité,…serait renvoyée à un financement par l’impôt, avec le risque que ce soit plafonné et sous conditions de ressources…
  • Aucune prise en compte de la pénibilité. Les départs avant 60 ans existant actuellement dans les régimes spéciaux et la fonction publique seront supprimés et remplacés par un compte pénibilité à minima qui bénéficie à moins de 3 % des salarié·e·s du privé, dont les critères sont discriminants pour les femmes et permet au mieux de partir à 60 ans, soit souvent après l’incapacité.
  • Les femmes seront les grandes perdantes, notamment avec la confirmation des reculs sur la réversion et les droits familiaux.
  • L’allongement indéfini de la durée de travail est confirmée, sans aucune prise en compte des années d’études.

http://www.ugict.cgt.fr/ugict/presse/retraites-11dec2019

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