La presse en parle : Comment garder les jeunes salariés sur le long terme

En France, plusieurs grandes entreprises sont en train de mener une révolution interne en toute discrétion pour garder les jeunes salariés sur le long terme.

Et si demain, à leurs salariés qui ont entre 25 et 35 ans, les chefs d’entreprise offraient mieux que des contrats précaires, une évolution aléatoire et des missions ennuyeuses ?

A la SNCF, chez Renault, Generali, la compagine d’assurance, Transdev, le transporteur chez Havas ou encore chez Engie, les DRH ont décidé de réagir.

Car les cinquantenaires avancent doucement vers la retraite, mais les trentenaires ne sont pas tout à fait au rendez-vous. Pas de CDI, pas de relais…

Mais il y a plus qu’un problème de contrat entre les jeunes et les vieux. Il y a une incompréhension sur la légitimité de la hiérarchie, sur le temps de travail, sur les missions et globalement sur le sens de leur présence.

Un peu comme des parents désemparés devant la crise d’ado de leur enfants, ces DRH ont donc appelé au secours.

Elle ont appelé qui ? Une jeune pousse qui s’appelle Le Boson Project (clin d’oeil au Boson de Higgs, la particule élémentaire). Sa mission: évangéliser les plus âgés.

Ces jeunes ont un message à vous faire passer: et comment s’y prennent-ils?

Chez Renault cet été par exemple, un peu comme un médiateur, l’équipe du Boson a interrogé 80 salariés de moins de 35 ans qui leur ont donné toutes les clés de leur malaise.

« Je fabrique une pièce de voiture et je ne sais même pas à quoi elle sert. Je roule en Peugeot alors que je travaille chez Renault, c’est pas normal. Bref, je suis ici mais je pourrais être ailleurs »

Mais c’est surtout chez les informaticiens que le malaise était le plus grand: eux ils traitent des données qui sont transverses à l’entreprise, mais chez Renault comme dans beaucoup de firmes, l’organisation du travail est très compartimentée, d’où un manque de lisibilité pour les individus.

Ce rapport a été présenté au COMEX de l’entreprise, assez désarçonné, mais qui a compris que les frustrations de ces jeunes révélaient, comme une encre sympathique, la nouvelle direction à prendre. A l’issue de ces rapports, les entreprises associent désormais aux orientations stratégiques.

Chez Accor, il y a désormais un Shadow COMEX : un Comité exécutif de l’ombre piloté par les juniors. Chez Generali, ils sont en charge de réfléchir sur les liens à cultiver avec les clients. A la SNCF Côté Ingénierie et Projet, en ce moment, le Boson supervise un grand projets avec 400 jeunes, alors que le rail s’ouvre à la concurrence.

Bref c’est juste la question de leur survie qui est entre leurs mains.

https://www.franceinter.fr/emissions/et-si-demain/et-si-demain-07-fevrier-2017

 

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